dimanche 30 avril 2017

Prochaine icone: 1/14 mai: Icône de la Mère de Dieu "Joie inattendue" ["НЕЧАЯННАЯ РАДОСТЬ"]

17/30 avril: Icône de la Mère de Dieu "Libératrice" [ИЗБАВИТЕЛЬНИЦА]


Икона Божией Матери ''Избавительница''

L'icône de la Mère de Dieu "Libératrice", avant d'être amenée au monastère  Simono-Kananitsk du Nouvel Athos dans le Caucase, était sur le mont Athos, appartenant à un frère du monastère russe de Saint-Pantéléimon, le moine  mégaloschème Martinien (+ 1884). Le  pieux  mégaloschème avait reçu cette icône de l'ascète Théodule. L'icône sainte fut glorifiée par des miracles pendant de nombreux siècles. 

Après avoir prié devant cette icône les habitants de Sparte, en Grèce furent délivrés d'une invasion de sauterelles en 1841. Sur l'icône la Très Sainte Mère de Dieu tient l'Enfant divin sur son bras gauche, et Il bénit de Sa main droite.

Du monastère de Saint-Pantéléimon, selon les dernières volontés du mégaloschème Macaire, qui l'avait alors en sa garde, cette icône fut donnée au monastère du Nouvel Athos le 20 juillet 1889, et la célébration de fête en son honneur fut fixée au 17/30 octobre.

Lorsque le jour de la fête en l'honneur de cette icône fut célébré au monastère de Simono-Kananitsk, une tempête jeta plus d'une tonne de poisson sur la plage du monastère, pourvoyant aux repas des visiteurs.

Elle est aussi fêtée le 17/30 octobre.

Version française Claude Lopez-Ginisty 

samedi 29 avril 2017

16/29 avril: Icône de la Mère de Dieu de Potchaïev [«ПОЧАЕВСКАЯ» ]


Почаевская икона Божией Матери


La montagne de Potchaïev est à l'ouest de la Russie, et là, au XIVème siècle, est apparuee la Mère de Dieu avec le Sauveur à deux moines et un berger. Après cette apparition, une seule empreinte du pied de la Toute Pure est restée gravée dans la montagne, à partir de laquelle une source a jailli. 

La montagne, auparavant déserte, est devenue le site d'un monastère dédié à ce miracle. Plus de 200 ans plus tard, le monastère reçut la visite d'un évêque grec du nom de Néophite, qui laissa comme cadeau au monastère, une icône de la Mère de Dieu de Constantinople. Cette icône porta alors le nom du monastère et devint l'icône de la Mère de Dieu de Pochaïev.

En 1675, une armée turque avançait vers la montagne de Potchaïev, déterminée à élargir le Dar al-Islam [Maison/empire de l'islam]. Le monastère, était incapable de résister à une agression, et ce, malgré la présence des défenseurs des armées; aussi, nombreux furent ceux qui abandonnèrent l'espoir que Pochaïev pourrait survivre.

Au matin du 23 juillet/5 août, l'higoumène de Potchaïev enjoignit aux moines de demander l'intercession de la Mère de Dieu et de saint Job, ancien moine dont les reliques étaient dans le monastère. Les Turcs massés au pied de la montagne préparaient leur assaut, les moines commencèrent la prière "Ô Reine des armées célestes…" devant l'Icône de la Toute Pure Mère de Dieu...

A ces mots, la Mère de Dieu apparut dans les nues, le moine Job en prière à côté d'elle, avec une armée d'anges aux épées dégainées. A cette apparition, les défenseurs furent comblés, tandis que les Turcs furent terrifiés. Telle est la puissance et la force des images célestes.

Dans la panique, les Turcs décochèrent des flèches dans le ciel sur l'apparition, mais les flèches ne firent que retomber à terre sur les assaillants. Encore plus paniqués, les Turcs prirent la fuite, se piétinant les uns les autres dans leur débâcle. Les défenseurs se précipitèrent hors du monastère pour faire des prisonniers dans l'armée en déroute. Ces prisonniers connurent plus tard la liberté des enfants de Dieu en Christ, et beaucoup demeurèrent à Potchaïev et se firent moines.

L'icône ci-dessus est une copie de l'icône de Potchaïev. La frontière de nuages représente la vision de la Toute Pure avec l'Enfant-Dieu, Notre Sauveur. On voit en dessous l'empreinte du pied de la Mère de Dieu sur laquelle le monastère (également représenté) fut fondé.


The original Pochaev Icon

Icône originale de Potchaïev


En 1721, le monastère fut occupé par les uniates. Cependant, au cours de cette période difficile, la chronique du monastère répertorie 539 miracles de l'icône miraculeuse. Ainsi, pendant l'occupation uniate dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, le comte uniate Nicolas Pototski devint un bienfaiteur de la Laure de Potchaïev à la suite d'un grand miracle. 

Ayant accusé son cocher d'avoir renversé le chariot avec ses chevaux, le comte sorti un pistolet pour lui tirer dessus. Le cocher, se tourna alors vers la colline de Potchaïev, éleva ses mains vers le ciel et s'écria: "Mère de Dieu, qui se manifeste dans l'icône Potchaïev, sauve-moi!" 

Pototski essaya à plusieurs reprises de tirer avec son arme, qui ne lui avait jamais fait défaut, mais l'arme ne fonctionna pas. Le cocher resta vivant et remercia la Toute Sainte. Pototski alors se rendit d'emblée vers l'icône miraculeuse, et décida de lui-même de se consacrer et de consacrer tous ses biens au monastère. Grâce à sa générosité,  fut construite la cathédrale de la Dormition et des bâtiments pour les moines.

 Le retour de Potchaïev dans le giron de l'Orthodoxie en 1832 fut marqué par la guérison miraculeuse d'une jeune fille aveugle. A la suite du miracle de la guérison de sa cécité de cette jeune aveugle du nom d'Anne Akimtchoukova, Innocent, archevêque de Volhynie et archimandrite de la Laure de Potchaïev (1832-1840), établit la règle de lecture de l'acathiste à la Mère de Dieu le samedi, devant l'icône thaumaturge.

Cette icône a accompli beaucoup d'autres miracles, et elle est toujours reconnue comme icône miraculeuse jusques à ce jour. A la date du 23 juillet/5 août, le  miracle de la délivrance du monastère de l'assaut des turcs est commémoré.

Le 8/21 septembre est fêté sa translation au Monastère de Pochaïev. 

Sous l'higouménat d'Agathange (1866-1876), une chapelle séparée fut construite dans les galeries de l'église de la Sainte Trinité pour commémorer la victoire sur les Tatars le 23 juillet/5 août.

L'icône est aussi fêtée le Vendredi de la Semaine Lumineuse.

Tropaire de l'icône au Ton 5

Ô Souveraine, à ceux qui prient devant Ta sainte icône,
est accordé de recevoir la guérison 
et la connaissance de la vraie foi,
Et ils repoussent les attaques de la horde musulmane.
C'est pourquoi nous te prions de demander 
Pour nous qui nous inclinons devant toi,
 la rémission des péchés.
Illumine nos coeurs par des pensées de piété,
Et élève une prière à ton Fils 
pour qu'Il sauve nos âmes.

Version française Claude Lopez-Ginisty

vendredi 28 avril 2017

15/28avril: Icône de la Mère de Dieu de Vilnius [ВИЛЕНСКАЯ]



Selon la tradition, l'icône de la Mère de Dieu de Vilnius fut écrite par le saint évangéliste Luc. Pendant longtemps, elle resta dans le temple ancestral des empereurs grecs de Constantinople. En 1472, l'icône fut transférée à Moscou par Sophie Paléologue, épouse du Grand-Duc Jean III de Moscou (1462-1505). 

En 1495, le Grand-Duc bénit avec cette icône sa fille Hélène lorsqu'il l'autorisa à épouser le roi Alexandre de Lituanie. 

En l'honneur de la translation de l'icône à Vilnius,  on établit sa fête au 15 Février. Plus tard, la sainte icône fut placée dans l'église Saint-Jean-Baptiste, où fut enterrée la princesse Hélène. Par la suite, l'icône fut déplacée au monastère de la Sainte Trinité de Vilnius.

Elle est également fêtée le 14/27 février.

Version française Claude Lopez-Ginisty

vendredi 21 avril 2017

8/21 avril: Icône de la Mère de Dieu d'Espagne [«ИСПАНСКАЯ»]



Selon la Tradition, cette icône de la Mère de Dieu siégeant sur un trône  apparut miraculeusement en Espagne en l'an 792. Prière devant l'icône de la Toute Pure, le roi espagnol Pélage vainquit les tribus de Sarasins (Arabes) qui  attaquaient l'Espagne. Cette icône miraculeuse de la Mère de Dieu sauva une fois l'Espagne de l'invasion des infidèles. Cette icône représente la Génitrice de Dieu assise sur un trône, avec l'enfant pré-éternel dans ses bras. On ne sait comment elle vint en Russie.

Version française Claude Lopez-Ginisty

mardi 18 avril 2017

5/18 avril: Icône de la Mère de Dieu de Kasperov [КАСПЕРОВСКАЯ]


Sur l'icône Kasparov de la Très Sainte Mère de Dieu, la Toute Pure tient son Fils sur son bras gauche. L'enfant Jésus tient un parchemin. Saint Jean-Baptiste est représenté dans une marge de l'icône, et sainte Tatiana dans l'autre. Ce sont probablement les saints patrons des propriétaires originaux de l'icône. La tradition dit que cette sainte icône avait été apportée à Cherson depuis la Transylvanie à la fin du XVIe siècle par un Serbe. Transmise des parents aux enfants, elle appartint finalement en 1809 à une certaine dame Kasperova de Cherson, d'où son nom.

Une nuit de Février 1840, alors que cette femme priait, cherchant consolation à ses nombreux tourments, regardant l'icône de la Génitrice de Dieu, elle remarqua que les détails de l'icône, noircis par l'âge, étaient soudainement devenus lumineux. 

De nombreuses icônes dont les traits et les personnages sont estompés par le temps et la fumée d'encens des églises, se renouvellent parfois spontanément et s'éclaircissant, elles laissent voir tous leurs détails en devenant lumineuses. Bientôt l'icône fut glorifiée par de nombreux miracles, et le peuple de Dieu la considéra comme thaumaturge.

Pendant la guerre de Crimée (1853-1856), l'icône fut portée en procession à travers la ville d'Odessa, qui était assiégée par les forces ennemies. Le Grand et Saint Vendredi, la ville fut épargnée. Depuis ce temps, par la volonté de l'archevêque Innocent (Borissov), voulant que cet événement miraculeux reste dans les mémoires, un acathiste a été officié chaque vendredi devant l'icône dans la cathédrale de la Dormition d'Odessa.

Cette icône est aussi commémorée le 1/14 Octobre, le 29 Juin/12 juillet, et le Mercredi Lumineux.


Version française Claude Lopez-Ginisty


dimanche 16 avril 2017

3/16 avril. Icône de la Mère de Dieu "Fleur Inflétrissable" ["НЕУВЯДАЕМЫЙ ЦВЕТ"]

Икона Божией Матери ''Неувядаемый цвет''

 Sur cette icône la Très Sainte Mère de Dieu tient son divin Fils sur son bras droit, et dans sa main gauche elle a un bouquet de lys blancs. Ce bouquet symbolise la virginité et la pureté de la Toute-Pure, ainsi chantée dans les hymnes de la sainte Eglise orthodoxe: "Tu es le Racine de la virginité et la fleur incorruptible de pureté." Des copies de cette icône furent vénérées à Moscou, Voronège, et en d'autres lieux de Russie.

Version française Claude Lopez-Ginisty

lundi 10 avril 2017

28 mars/10 avril: Icône de la Mère de Dieu du Signe [ЗНАМЕНИЕ]


Voir le récit de l'origine de cette icône au 27 novembre/10 décembre. L'icône de La Mère de Dieu du Signe [basé sur Isaïe 7:14: "C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la vierge concevra, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel."] commémorée en ce jour est celle d'une copie thaumaturge elle aussi de l'icône originale. 

Par rapport à l'icône de Koursk, on remarque que celle-ci ne représente pas les saints ancêtres autour de la Toute Pure. En fait, celle du Signe de Koursk, à l'origine ne comprenait également que cette partie centrale.

Version française Claude Lopez-Ginisty 


dimanche 9 avril 2017

27 mars/9 avril: Icône de la Mère de Dieu de la Tendresse [ Glykophilousa ( ΓΛΥΚΟΦΙΛΟΥΣΑ) ]


Comme l'icône de la Mère de Dieu Portaitissa, l'icône de la Toute Pure de la Tendresse [Glykophilousa [ΓΛΥΚΟΦΙΛΟΥΣΑ signifie littéralement qui embrasse avec douceur ou tendresse] est un de celles qui furent sauvées durant la période iconoclaste et qui parvint miraculeusement sur la Sainte Montagne de l'Athos. Cette icône se trouve à présent sur un pilier sur le côté gauche du Catholicon (église principale) du monastère de Philothéou. Cette icône appartient au type d'icône Eléousa [ΕΛΕΟΥΣΑ] (de Tendresse) catégorie d'icônes, où l'Enfant Jésus montre Son affection à Sa Mère. L'icône est commémorée par l'Eglise le 27 Mars et aussi sur le Lundi Lumineux. L'icône représente la Génitrice de Dieu inclinée vers le Christ, qui l'embrasse. 

Elle appartenait à Vicoria, pieuse épouse du sénateur Syméon, qui vénérait les saintes icônes, et en particulier celle de la Très Sainte Mère de Dieu, devant laquelle elle priait chaque jour. Son époux étant iconoclaste trouvait sa piété offensive pour lui, tout comme l'empereur Théophile considérait la vénération des icônes de mauvais goût. Syméon dit à son épouse de lui donner son icône afin qu'il la puisse brûler. Afin d'empêcher la destruction de l'icône, elle la jeta à la mer, et  celle-ci flotta au loin debout, sur les vagues. 

Après quelques années, l'icône apparut sur le rivage du Mont Athos près du monastère de Philothéou, où elle fut reçue avec grand honneur et joie par l'higoumène et les Pères du monastère, qui avaient été prévenus de son arrivée imminente par une révélation de la Toute Sainte Mère de Dieu.

Une source d'eau sainte jaillit à l'endroit même où ils posèrent l'icône sur le rivage. Chaque année, le lundi de la Semaine Lumineuse, il y a une procession et une bénédiction des eaux. De nombreux miracles se produisent. 

En 1713, la Mère de Dieu répondit aux prières du pieux ecclésiarque Ioannikios, qui se plaignait de la pauvreté du monastère. Elle lui assura qu'elle veillerait aux besoins matériels du monastère.

En 1801, un pèlerin, ayant vu les ex-voto précieux suspendus à l'icône, avait prévu de les voler. Il resta dans l'église après que l'ecclésiarque l'ait fermée. Ensuite, il vola les ex-voto et s'enfuit vers le port du monastère d'Iviron. Il y trouva un bateau en partance pour Iérissos. 

Après quelques minutes, le navire qui s'était éloigné du rivage resta immobile sur la mer, malgré les excellentes conditions climatiques. Lorsque, dans le monastère, l'ecclésiarque constata le vol, il en informa l'higoumène qui envoya ses moines dans diverses directions à la recherche du voleur. Deux caloyers allèrent au port d'Iviron et quand ils virent le bateau immobile, ils comprirent ce qui se passait. Ils allèrent en bateau et montèrent à bord du navire. Le coupable qui avait perpétré ce sacrilège, eut peur et demanda pardon. Les moines magnanimes ne voulurent pas que le voleur soit puni.

Un pèlerin d'Adrianopolis visita le Monastère de Philothéou en 1830. Il écouta attentivement un moine raconter l'histoire de cette sainte icône et les miracles qui lui étaient associés, mais il considéra tout cela comme un conte fictif que même un enfant ne pourrait croire. Le moine, affligé par l'incrédulité de l'homme, essaya de le persuader que tout ce qu'il avait dit était absolument vrai. Le malheureux pèlerin ne fut toujours pas convaincu.

Ce jour-là, alors que le pèlerin se promenait sur un balcon élevé, il glissa et commença à tomber. Il s'écria: "Très Sainte Mère de Dieu, viens à mon secours!" La Mère de Dieu l'entendit et vint à son secours. Le pèlerin arriva au sol complètement indemne. Et il crut au récit miraculeux.

Version française Claude Lopez-Ginisty

27 mars/9 avril: Icône de la Mère de Dieu de l'acathiste


D'autres icônes du même type sont fêtés le 12/25 janvier, au saint monastère de Hilandar sur le Mont Athos et sur cette même Sainte Montagne, le 10/23 octobre au monastère de Zographou.

vendredi 7 avril 2017

25 mars/7 avril: Icône de la Mère de Dieu de Tinos (de l'Annonciation)



L'histoire de cette icône commence au siècle dernier par des révélations. Ioannis Kiouzi, simple paysan très pieux, depuis  son enfance avait entendu les anciens raconter une tradition selon laquelle dans un lieu appelé "Sité", situé dans le champ d'un certain Doxara, il y avait autrefois une principauté avec une grande princesse et que cette princesse ferait à nouveau revivre sa principauté. Mais pour la plupart des gens, c'était une légende sans signification. 

Ensuite un certain Michaël Polyzoï, originaire d'Andros, mais installé à Tinos, un homme comme lui, simple, humble et très pieux eut un rêve. En février 1821, à l'âge de 80 ans, il vit en songe une dame d'une grande magnificence qui lui dit avec douceur et grâce : «Vas dans  mon champ, dans le champ d'Antoine Doxara, là tu pourras creuser et trouver la sainte icône». 

Le vieillard se réveilla et le rêve restait clairement imprégné dans son esprit. Un peu hésitant, mais à cause de la force de ce rêve, il décida d'en parler à certains de ses amis qui furent d'accord pour l'aider. Il semble qu'il ait cherché tout une nuit dans différents endroits du champs et que beaucoup l'aient aidé, mais la recherche fut vaine. Il trouva seulement quelques tuiles. Tout le monde désespérait de trouver quoi que ce soit, mais Michel Polizoï continuait à croire à cause de la force de son rêve et, avec son prêtre André  Sofianou, il alla voir le métropolite Gabriel et lui raconta son rêve. Mais le métropolite ne pouvait rien décider à ce moment. Un peu plus tard, de nouveaux événements vinrent confirmer les précédents.

Dans le célèbre monastère de la Mère de Dieu des Saints Anges, le monastère de Kehrovouniou, le 9 juillet 1822, juste avant les matines du dimanche, avant même les cloches, la sainte moniale Pélagie eut un rêve dans son sommeil : elle ressentit tout-à-coup un parfum très fort qui emplit tout son être. 

La porte de sa cellule soudain s'ouvrit et une dame d'une allure imposante, entourée d'une grande lumière, entra, s'approcha de son lit et lui dit : « Lève-toi rapidement et va trouver un homme qui s'appelle Stamatello Calgani et dis-lui de ma part que je ne peux plus supporter l'endroit où je suis depuis tant d'années; il faut qu'on découvre ma maison, qui est enterrée dans le champ d'Antoine Doxara et que cet homme fasse lui-même ce qu'il faut pour qu'elle devienne à nouveau une grande maison. S'il n'obéit pas, une épée divine viendra vous détruire tous». Après ces paroles, la femme toute brillante devint invisible. La moniale Pélagie se leva toute tremblante au moment où les cloches sonnaient pour les matines. Elle ne voulut pas révéler son rêve, elle avait peur que ce ne soit une illusion et une semaine entière passa ainsi. 

Exactement une semaine après, la nuit du samedi au dimanche 16 juillet, la même dame entourée de lumière apparut de nouveau à la moniale très émue et lui exprima de nouveau son désir de façon très pressante. Mais de nouveau la moniale Pélagie resta sans décision. Que dire ? Comment les gens écouteraient cela ? Et si ce rêve n'était pas vraiment de Dieu? C'était ces pensées qui la tourmentaient et qui la faisaient hésiter à parler.

Le troisième dimanche, le 23 juillet, avant les matines, la dame inconnue lui apparut, très irritée cette fois-là, et lui dit d'un ton très sévère : « Pourquoi n'as-tu pas exécuté mon commandement, pourquoi es-tu comme cela dans le doute, pourquoi n'as-tu pas de foi ? » Pendant ces paroles, le moniale Pélagie tremblait et elle se réveilla dans cette peur. Mais même réveillée, elle continuait à voir cette dame de grande allure qui tout d'un coup souleva sa main et dit : « Ecoute-moi, pour la dernière fois, Pélagie : si tu ne fais pas ce que je t'ai ordonné, j'effacerai ton nom du Livre de Vie». La moniale voyait et écoutait avec une grande frayeur. Elle eut simplement l'audace de demander : « Mais qui es-tu qui m'ordonnes ces choses et qui es tellement courroucée par ma désobéissance ? » A cet instant la dame inconnue retrouva toute sa paix et sa grâce, resplendit d'une façon extraordinaire dans son visage et, montrant du doigt tout le monde, dit avec une grande douceur : «Terre, annonce la grande joie »  La moniale Pélagie comprit tout de suite et, tombant à genoux, elle eut juste la force de continuer l'hymne de l'Annonciation (refrain de la neuvième ode) : « Chantez, les cieux, la gloire de Dieu ! » C'était la "Pleine de Grâce", c'était la Mère de la Vie, la Mère de Dieu qui tout de suite disparut alors que l'humble cellule de la moniale continuait d'être emplie de lumière et d'un parfum céleste.

Elle révéla donc sa vision à son higoumène après la Liturgie, ensuite au sacristain, celui qui s'occupait du couvent ; lui-même, ne voulant ni croire ni dénier les paroles de la moniale, l'envoya au métropolite Gabriel afin  qu'il puisse examiner de façon plus spirituelle la question. 

L'évêque de Tinos, ayant déjà deux indications, celles de Kiouzi et celle de Polizoï, entendit la vision de la moniale Pélagie avec un profond intérêt et une grande émotion : il était bien évident qu'elle était d'origine divine et attestait de manière indubitable l'existence d'une icône sacrée dans la champs de Doxara. Il en était maintenant certain : il y a longtemps, une église dédiée à la Mère de Dieu a dû exister en cet endroit. Il décida alors, avec une foi inébranlable, de faire tout ce qui était possible pour aider à la découverte de l'ancienne église et de l'icône et d'aider à la construction d'une nouvelle église, comme l'avait demandé la Mère de Dieu. Il fit sonner les cloches de l'église des Saints Anges et, en présence de tout le clergé, du maire et de tous les notables, il fit un sermon et appela tout le peuple de Tinos à reconnaître ce miracle et à aider à la découverte de l'icône.

Tous furent pris d'un grand enthousiasme et l'évêque, aidé des notables de l'île, commença le travail. Il fallait d'abord commencer les fouilles et pour cela il fallait l'autorisation du propriétaire du champ, Antoine Doxara qui était à cette époque-là à Constantinople. On demanda donc à sa femme qui refusa de façon catégorique car, disait-elle, elle n'avait pas reçu pouvoir pour cela de son mai et il était donc impossible de détruire les cultures qui étaient faites dans ce champ. L'évêque et les fidèles étaient très affligés car ils ne pouvaient rien faire sans autorisation. Que faire ? C'est  la Mère de Dieu elle-même qui répondit à leur demande. 

Quelques heures après dans son sommeil, la femme de Doxara vit un homme portant la fustanelle et qui la menaçait de façon terrible en lui disant de donner l'autorisation pour les fouilles. Le rêve était tellement terrifiant, qu'elle chercha a ouvrir la porte sur la route et à sortir et, par erreur, dans son trouble, ouvrit la porte de l'armoire dans laquelle elle entra et où on la trouva le lendemain évanouie, dans un état terrible. C'est pourquoi, en revenant à elle,  elle se dépêcha de faire dire au métropolite Gabriel qu'il pouvait faire librement tout ce qu'il voulait pour le commencement des travaux. Elle ajouta que si on y trouvait effectivement la sainte icône recherchée, elle ferait cadeau de son champs pour qu'on puisse y construire l'église. 

Donc les fouilles commencèrent en septembre 1822  et continuèrent pendant deux mois sans discontinuer; on trouva les ruines d'une ancienne construction qui donnait l'impression qu'il s'agissait d'une église; on trouva également un puits asséché. Mais nulle part on ne trouva l'icône; entre-temps l'argent qui avait été réuni était dépensé et le découragement s'abattit sur les habitants de Tinos,  leur zèle s'évanouit et bientôt, on s'arrêta sans autre espoir.

Après cet abandon, la Mère de Dieu permit une terrible maladie, la peste, qui fit périr beaucoup de gens à Tinos. De nouveau la moniale Pélagie eut une vision, qu'elle raconta rapidement au métropolite. La mère de Dieu disait : « Si les habitants de Tinos continuent à être indifférents et ne construisent pas mon église, de grands maux s'abattront sur votre île.» De plus, la femme et la sœur de ce Stamatello Calgani, dont la Mère de Dieu avait dit qu'il devait prendre en main la construction, tombèrent elles-aussi très malades et, très effrayés, ils allèrent trouver Mgr Gabriel et lui demandèrent de l'aider à reprendre les travaux. 

Et effectivement, le métropolite Gabriel publia une encyclique le 5 novembre 1822 où il rappelait aux habitants de Tinos les ordres de la Mère de Dieu et leur demandait d'aider à reprendre les travaux. Les habitants de Tinos qui étaient éprouvés par la terrible épidémie, répondirent à cet appel du métropolite Gabriel et fondèrent une association pour la construction de l'église. On décida que le 1er janvier 1823 aurait lieu l'office pour la fondation de la nouvelle église et donc, ce jour-là, Mgr Gabriel, entouré d'un grand nombre de prêtres et d'une foule de fidèles, allait commencer la célébration de l'office quand on s'aperçut que personne n'avait pensé à apporter de la ville de Tinos l'eau nécessaire pour la bénédiction. On envoya donc quelqu'un chercher de l'eau et tous attendaient son retour lorsque, soudain, on entendit la voix d'un enfant qui criait, très étonné, car un puits complètement à sec que l'on avait trouvé depuis longtemps s'était soudainement rempli d'eau jusqu'à ras-bord. Tout le monde comprit le caractère miraculeux de cet événement et, glorifiant Dieu, on décida de faire tout de suite la dédicace de l'église à la Mère de Dieu de la Source-Vivifiante en raison du miracle.

La construction de l'église continua de même que les recherches de l'icône. Et le 30 janvier 1823, un ouvrier nommé Vlassi frappa de sa pioche quelque chose qu'il fendit en deux. C'était l'icône. Après l'avoir nettoyée et réunie, on s'aperçut que c'était une icône de l'Annonciation de la Mère de Dieu, ce que la Souveraine des Anges avait annoncé à la moniale Pélagie en lui disant le début de l'hymne : « Annonce, terre, la grande joie ».  C'est déjà en soi un miracle que cette icône n'ait pas été détruite et qu'elle soit restée pendant près de huit cent cinquante ans sous terre après l'incendie et la ruine de l'ancienne église. Aussitôt la nouvelle se répandit dans tout Tinos; les cloches sonnaient partout et les gens pleurant, tout émus, se réunirent au champ de Doxara où le métropolite Gabriel, à genoux et en larmes, embrassait sans cesse l'icône et chantait avec les fidèles l'hymne de l'Annonciation. A la suite de la découverte, l'association décida d'édifier une église beaucoup plus grande et magnifique dédiée donc à l'Annonciation de la Mère de Dieu et à l'icône, construite au-dessus de celle de la Mère de Dieu de la Source-Vivifiante qui est appelée aussi "église de la Découverte".

La façon dont cette église a pu être construite a été l'occasion de nombreux miracles, où la Mère de Dieu a montré à quel point elle se souciait de la réalisation de cette église. Voici un exemple : un bateau, sous pavillon anglais, d'un certain monsieur Tax, se trouvait près de Tinos; tout à coup une violente tempête se souleva et le bateau était sur le point d'être détruit; alors le capitaine regardant vers l'église de la Mère de Dieu qui était en train de se construire, lui demanda de l'aider à se sauver avec son navire et fit le vœux de lui donner pour son église une somme importante. Dès qu'il eut prononcé ce vœux, le miracle eut lieu et les gens du bateau comme ceux sur le côte de Tinos purent voir que la mer continuait à se déchaîner aux environs, mais qu'autour du navire c'était le calme plat. Ainsi le bateau ne fut pas endommagé. Le lendemain, quand la tempête s'apaisa, il put gagner le rivage et donna comme il l'avait promis l'argent pour la construction de l'église.

L'église fut finalement construite entre 1824 et 1830, ce qui constitue un très court délai, vu sa taille. En 1842, l'icône fut dérobée par un voleur, qui voulait prendre les différents objets de valeur mis par les gens sur l'icône. Mais l'icône fut retrouvée, le voleur fut arrêté car tous les habitants de Tinos s'étaient mis à sa recherche, on avait arrêté tous les bateaux qui sortaient de Tinos et ainsi on retrouva le voleur qui finalement montra où il avait caché l'icône. 

On fête aussi la date de cette redécouverte de l'icône volée. Les différentes dates où l'on fête cette icône sont le 30 janvier, jour de sa découverte dans le sol, le 25 mars pour la fête de l'Annonciation, le 23 juillet pour commémorer l'apparition de la Mère de Dieu à la moniale Pélagie : la tradition est d'apporter ce jour-là au matin l'icône au monastère de Kehrovouniou, d'y célébrer la sainte Liturgie et d'y laisser l'icône à la vénération des fidèles avant de la ramener très solennellement en grande pompe, le soir dans l'église de l'Annonciation. On la fête de nouveau le 15 août pour la célébration de la Dormition de la Mère de Dieu : c'est le moment où il y a le plus de pèlerins, venus de par le monde entier. La fête de l'icône au 15 août a été ordonnée en 1837 par un édit royal. On fait également ce jour un office de commémoration spécial pour ceux qui sont morts sur le grand navire de guerre de la flotte grecque Elli, qui a été coulé traîtreusement par un sous-marin italien le jour de la fête, le 15 août 1940, alors qu'il était mouillé avec tous les pavillons de fête devant Tinos. Enfin depuis 1907 on fête le 23 août, clôture de la fête de la Dormition.

A travers son icône à Tinos, la Mère de Dieu a accompli un nombre extraordinaire de miracles, ce qui a fait de ce sanctuaire un des lieux de pèlerinage les plus connus de toute la Grèce. On y dénombre une foule de miracles, en particulier pour ceux qui sont en mer. Par exemple, c'est un navire pris dans une effroyable tempête et jeté sur un écueil qui l'avait percé d'un trou dans la coque : l'eau remplissait le bateau et les pompes ne suffisaient pas à évacuer l'eau à mesure qu'elle entrait; alors dans leur angoisse, le capitaine et les autres marins mirent tout leur espoir dans la Mère de Dieu et ils prièrent tous ensemble avec beaucoup de ferveur. Et le miracle eut lieu : tout à coup l'irruption de l'eau à l'intérieur du navire par le trou s'interrompit, alors que la tempête continuait. Les marins réussirent à vider l'eau et purent continuer leur traversée. Quand ils arrivèrent à un port espagnol et donnèrent le bateau à réparer, ils s'aperçurent que dans le trou de la coque s'était coincé un gros poisson de l'espèce des requins. Ils étaient tellement bouleversés par ce miracle extraordinaire qu'ils apportèrent à la Mère de Dieu dans son église de Tinos une copie en argent de leur bateau avec le poisson coincé dans le trou de la coque, que chacun peut voir aujourd'hui comme ex-voto. 

Un autre exemple des miracles advenus, c'est celui d'un aveugle qui depuis des années supportait sans murmure son infirmité, et un jour pria avec beaucoup de ferveur la Mère de Dieu, la Pleine de grâce de Tinos, en lui disant que la première chose qu'il verrait devant lui si elle lui ouvrait les yeux, il en ferait cadeau à son église. Et le miracle eut lieu, la première chose que rencontrèrent ses yeux, ce fut un oranger et il offrit à la Mère de Dieu une reproduction de l'oranger en argent.

D'un point de vue historique, le fait que l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu a été découverte au moment de la guerre de libération de la Grèce a été considéré dès le départ par les Grecs comme une grâce particulière et une protection du "stratège invincible" qu'est la Mère de Dieu. Et effectivement pendant les différentes batailles, les deux guerres mondiales, ils ont eu très souvent l'occasion de voir l'aide de de la Mère de Dieu, parfois de façon visible, par des apparitions.

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Cette icône est aussi fêtée aux dates suivantes: 30 janvier/ 12 février; 23 juillet/ 5 août; 15/28 août.

jeudi 6 avril 2017

24 mars/6 avril: Icône de la Mère de Dieu "Montagne Fertile" [''Тучная Гора'']



Il y a environ 250 à 300 ans, l’icône de la Mère de Dieu "Montagne fertile" était dans l'un des monastères masculins de Tver. Elle fut présentée par l‘higoumène à Côme Volchaninov, en reconnaissance de son excellent travail dans l'église du monastère. Cette icône fut ensuite transmise de génération en génération dans sa famille, mais un petit-fils impie de Côme plaça l'icône dans un grenier où elle fut oubliée.

L’épouse de Côme souffrit mille tourments et de nombreuses insultes de son mari et de ses parents. En désespoir à cause de son mariage ruiné, elle décida de se suicider dans une maison de bain déserte. En chemin, un moine lui apparut et lui dit: " Où vas-tu, malheureuse? Retourne, prie la Mère de Dieu de La Montagne Fertile, et tu vivras en paix. "

La jeune femme agitée, rentra chez elle et raconta tout, ne cachant pas son intention de mettre fin à ses jours avant cette apparition mystérieuse. Tous cherchèrent le moine, mais ils ne le trouvèrent pas, et personne ne l'avait vu. Cela eut lieu à la veille de la fête de l'Annonciation de la Toute Sainte Mère de Dieu.

Ils trouvèrent l'icône dans le grenier, la débarrassèrent de la poussière et la mirent dans une place d'honneur à la maison. Dans la soirée, le prêtre de la paroisse servit une agrypnie devant l'icône. Depuis ce temps, chaque année en ce jour, une Vigile fut officiée dans la maison.

Pendant plus de 150 ans l'icône resta dans la famille Volchaninov. Katherine, fille de Basile, dernière de la lignée des Volchaninov, épousa Georges Ivanovich Konyaev, emportant l'icône de la Mère de Dieu avec elle, comme un précieux héritage. Des molebens et des agrypnies furent alors servies dans la maison Konyaev, le 24 mars et  le 7 novembre (Jour vraisemblablement de la translation de l'icône du monastère dans la maison de Côme Volchaninov).

En 1863, près d'une église du cimetière dédiée à l’icône de la Mère de Dieu de Smolensk, il fut décidé de construire une chapelle en l'honneur de saint Tikhon et de saint Macaire de Kalyazine. Le propriétaire de l'icône, George Konyaev (qui reposa en Christ en 1868, à l'âge de 97 ans) voulut faire don de son icône de la Mère de Dieu à l'Eglise. Il demanda aux membres du clergé de construire une autre chapelle pour l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu de la " Montagne Fertile."

Il dit également : "Je sens que le meilleur endroit pour cela est le temple de l’icône de la Mère de Dieu de Smolensk, car le lieu sur lequel l'église a été construite, aux temps jadis était appelé montagne, puisque c’était le lieu la plus élevé de la ville. Lors d'une inondation les habitants emportèrent leurs possessions à la montagne et furent ainsi sauvés de la ruine. Laissez l'icône, Montagne Fertile demeurer sur cette montagne avec votre bénédiction, et que tous ceux qui sont enterrés ici soient abrités par sa miséricorde. "

Le 15 Juillet, 1866, l’icône fut transférée dans la nouvelle chapelle, qui fut consacrée par l'évêque Antoine de Staritsk le jour suivant.
Sur cette icône, la Très Sainte Mère de Dieu est représentée debout sur une élévation semi-circulaire, symbolisant une montagne; sur son bras gauche, le Divin Enfant bénit avec Sa main droite. À la tête de la Mère de Dieu est une couronne, et dans sa main une montagne, au dessus de laquelle on voit des coupoles d’églises et des croix.

Cette icône ne doit pas être confondue avec l'icône "Pierre de la Montagne, non détachée de main d’homme " qui est sur l'iconostase de la cathédrale de la Transfiguration à Solovki. Cette dernière représente la Génitrice de Dieu en buste, tenant son Fils dans sa main gauche. Dans sa main droite, elle tient une échelle et une pierre avec l'image de la tête du Christ (le Roi des Rois). Au lieu des étoiles habituelles sur la tête et les épaules de la Toute Pure, sont représentées des têtes d'anges. Le titre de l'icône vient d’un passage de l’Ecriture (Daniel 2: 44-45).

Version française Claude Lopez-Ginisty

samedi 1 avril 2017

19 mars/1 avril: Icône de la Mère de Dieu de Smolensk, "De la Tendresse" [Смоленская]


Cette icône apparut à Smolensk en l'an de Grâce 1103. Il y a une autre icône de la Tendresse de Smolensk à Okopa. Cette icône était dans le campement des armées russes sous le commandement de Michel Borissovitch Shein qui empêcha les Polonais de détruire Smolensk  pendant le siège cette ville de 1609 à 1611)

Version française Claude Lopez-Ginisty