jeudi 22 décembre 2016

9/22 décembre: Icône de la Mère de Dieu "Joie Inattendue" [«Нечаянная Радость»]



L'icône de la Mère de Dieu "Joie Inattendue,"représente la sainte Génitrice de Dieu tenant l'enfant Jésus, et à gauche, se trouve un homme en prière. Selon saint Dimitri de Rostov, un homme priait chaque jour devant l'icône de la Mère de Dieu qu'il vénérait grandement, mais il était pécheur, et un jour, alors qu'il était en oraison devant le Sauveur et Sa Mère, il vit s'ouvrit les plaies du Christ et du sang en couler. Il s'écria alors: " Mère de Dieu, qu'est ceci?" Et la Toute Pure répondit: "Toi-même, ainsi que les autres pécheurs, à cause de vos péchés, vous crucifiez à nouveau mon Fils."

Alors les yeux de l'homme s'ouvrirent, il comprit que sa vie pécheresse le conduisait à la perdition. Il pria longuement devant l'icône pour demander au Christ et à Sa Mère, le pardon de ses péchés et la miséricorde divine. Et il reçut en retour cette Joie inattendue du pardon de ses péchés.

Cette icône est fêtée le 25 janvier/7 février et le 1/14 mai.

Version française Claude Lopez-Ginisty

mardi 20 décembre 2016

7/20 décembre: Icône de la Mère de Dieu de Vladimir de Seligersk [Владимирская-Селигерская]



Cette icône du type "Vladimir, était dans une cellule du monastère du désert de  la région de Tver fondé par saint Nil [Stolbensky). Un jour, le moine qui travaillait à l'extérieur du monastère, fut attaqué par des voleurs. Menaçant le moine, les brigands lui demandèrent de révéler où étaient ses trésors. Il leur dit alors: "La trésor est dans le coin de ma cellule, allez le prendre."

Les voleurs se précipitèrent et dès qu'ils s'approchèrent de l'icône de la Mère de Dieu de Vladimir, ils furent tous frappés de cécité. En larmes, ils demandèrent pardon à Nil. Il pria pour eux et ils recouvrèrent la vue. Il leur parla alors du salut en Christ. Les brigands jurèrent d'abandonner leur vie de crimes et s'en allèrent en paix.

Pour éviter la curiosité et la vaine gloire, saint Nil leur demanda de ne parler de ce miracle qu'après sa mort (7/20 décembre 1554). 

Version française Claude Lopez-Ginisty

samedi 10 décembre 2016

27 novembre/10 décembre: Icône de la Mère de Dieu "du Signe" au monastère Seraphim de Ponetaevsk [«СЕРАФИМО-ПОНЕТАЕВСКАЯ» ЗНАМЕНИЕ]



Cette icône est du type de la Mère de Dieu du Signe. Elle fut peinte en 1879 par l'une des moniales du monastère de saint Séraphim de Ponetaevsk, situé près d'Arzamas, dans le diocèse de Nijny Novgorod. 

L'icône resta six ans dans une cellule, mais à partir de 1885, s'illuminant d'une façon inhabituelle, elle fut transférée à l'église. Beaucoup de gens après avoir prié devant l'icône reçurent leur guérison. Une commission spécialement nommée, confirma le caractère miraculeux des guérisons.

L'icône, célèbre pour de nombreux miracles, était dans le principal sanctuaire du monastère. Pendant un office, une moniale vit clairement le visage de la Mère de Dieu changer. Son visage s'éclaircit et devint comme un être vivant. L'icône fit, parmi les pèlerins, de nombreuses guérisons de cécité et de détente. En tout, on a noté 70 cas de guérison.

Version française Claude Lopez-Ginisty

27 novembre/ 10 décembre: Icône de la Mère de Dieu du Signe Abalaka ["ЗНАМЕНИЕ АБАЛАЦКАЯ" ]

 икона Богородицы  « АБАЛАЦКАЯ »  («ЗНАМЕНИЕ»)

L'icône de la Mère de Dieu "Du Signe/Abalaka" a été peinte par Matthieu, protodiacre de la cathédrale de Tobolsk, en l'honneur de la Sophia (la Sagesse de Dieu, id est le Christ), en accomplissement du vœu par un paysan paralytique Euthyme de reconstruire l'église du monastère de la Mère de Dieu du Signe Abalaka. 

Cette église fut construite en 1637 après que la Mère de Dieu, accompagnée de saint Nicolas et de sainte Marie d'Egypte, apparut à la  pieuse veuve Marie. Après que l'icône "du Signe" ait été peinte, le paralytique Euthyme fut complètement guéri. Beaucoup de guérisons eurent lieu pendant le transfert solennel de l'icône dans l'église d'Abalaka.

En apparence générale, l'icône Abalaka ressemble à l'Icône du Signe de Novgorod, mais avec cette différence: sur l'icône Abalaka, saint Nicolas et sainte Marie d'Egypte se tiennent devant la Très Sainte Mère de Dieu. Saint Basile de Mangazeya (fêté le 23 Mars) est quelquefois également représenté sur cette icône. De nombreuses copies miraculeuses de l'icône Abalaka sont vénérées dans toute la Sibérie.

Devant l'icône de la Mère de Dieu du Signe/Abalaka, on prie pour les infirmités et la paralysie, pour la guérison des maladies des yeux et pour la cécité.

L'icône du Signe Abalaka est également commémorée le 20 juillet/2 août.

Version française Claude Lopez-Ginisty

27 novembre/10 décembre: Commémoration de l'icône myrrhoblyte de la Mère de Dieu "du Signe" à Novgorod [Знамение/Новгородская]



L'icône de la Mère de Dieu "du Signe", dépeint la Très Sainte Mère de Dieu, les mains levés dans la prière et le Divin Enfant sur son sein dans une mandorle (ou une sphère). 

Cette représentation de la Mère de Dieu est considérée comme l'une des toutes premières de ses représentations iconographiques. Dans le mausolée de saint Agnès à Rome, il y a une représentation de la Mère de Dieu orante, les mains levées en prière avec l'Enfant Jésus assis sur ses genoux. Cette représentation est attribuée au IVe siècle. Il y a aussi une ancienne icône byzantine de la Mère de Dieu "Nikopea" dès le VIe siècle, où la Très Sainte Mère de Dieu est représentée assise sur un trône et tenant dans ses mains un bouclier ovale avec l'image de l'Emmanuel Sauveur.

Les icônes de la Mère de Dieu, connues comme icônes du "Signe," sont apparues en Russie au cours des XIe-XIIe siècles, et ont été appelées ainsi en raison d'un signe miraculeux de l'icône de Novgorod en 1170.

Cette année-là, les forces alliées des princes russes de l'apanage, dirigés par un fils du prince André Bogolioubsky de Souzdal, parvinrent jusque sous les murs de la Grande-Novgorod. Pour les gens de Novgorod, leur seul espoir restant était que Dieu les aide. Jour et nuit, ils prièrent, suppliant le Seigneur de ne pas les abandonner. La troisième nuit, l'évêque Elie de Novgorod entendit une voix merveilleuse commandant que l'icône de la Très Sainte Mère de Dieu soit sortie de l'église de la transfiguration du Sauveur sur la rue Ilina, et portée en procession sur les murs de la ville.

Tandis qu'ils portaient l'icône, l'ennemi tira une volée de flèches sur la procession, et l'une d'elle perça le visage sur l'icône de la Mère de Dieu. Des larmes coulèrent de ses yeux, et l'icône tourna son visage vers la ville. Après ce divine signe une terreur indicible s'empara soudain de l'ennemi. Ils commencèrent à se frapper les uns les autres, et en prenant courage du Seigneur, sans crainte les gens de Novgorod livrèrent bataille et remportèrent la victoire.

En souvenir de l'intercession miraculeuse de la Reine du Ciel, l'évêque Elie établit un jour de fête que l'Eglise russe célèbre jusques à ce jour, en l'honneur de la Mère de Dieu du Signe. Le hiéromoine athonite Pacôme logothète, qui était présent à la célébration festive de l'icône en Russie, composé de deux canons pour cette fête.

Sur certaines icônes du Signe de Novgorod, les événements miraculeux de 1170 ont également été représentés. Pendant 186 années, l'icône miraculeuse resta dans l'église de la Transfiguration du Sauveur de la rue Ilina. En 1356, elle fut transférée dans l'église construite à Novgorod en l'honneur de l'icône de la Très Sainte Mère de Dieu "du Signe," qui devint l'église cathédrale du monastère du Signe.

De nombreuses copies de l'icône du Signe sont connues dans toute la Russie. Beaucoup d'entre elles ont également été glorifiées par des miracles dans leurs églises locales, et ont ensuite été nommées d'après le lieu de l'apparition du miracle. Des exemplaires similaires du l'icône du Signe sont les icônes de Dionysievo-Glushets, Abalaka (20 Juillet), Koursk, Séraphin-Ponetayev et d'autres encore.

Version française Claude Lopez-Ginisty

27 novembre/10 décembre: Icône de la Mère de Dieu du Signe, de Koursk, [ЗНАМЕНИЕ КУРСКАЯ-КОРЕННАЯ]




L'icône de la Mère de Dieu du Signe de Koursk, est une des icônes les plus anciennes de l'Eglise russe. Au XIIIème siècle, lors de l'invasion tatare, la ville de Koursk, ravagée par des hordes de Batou, tomba dans l'oubli. 

Le 8 septembre 1295, dans son voisinage, un chasseur vit, à la racine d'un arbre cette icône, face contre terre. Le chasseur la prit et la reconnut comme l'icône "Du Signe" de Novgorod [basée sur la Parole de l'Ecriture: C'est pourquoi le Seigneur Lui-même vous donnera un signe: Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel (Isaïe 7:14).]. 

Or dès que le chasseur l'a souleva de terre, immédiatement à l'endroit où elle se trouvait surgit avec puissance une source d'eau pure. Lorsque ceci advint, le chasseur n'osa pas laisser l'icône dans les bois et il construisit donc sur le site même une petite chapelle en bois, où il mit la nouvelle icône de la Toute Pure. Cela devint bientôt connu des habitants de la ville de Rylsk, située à proximité, et ils commencèrent à visiter le lieu, sanctuaire de ce miracle.


L'icône fut déplacée à Rylsk et mise dans la nouvelle église de la Nativité de la Bienheureuse Mère du Seigneur. Mais l'icône n'y demeura que pendant une courte période, car elle disparut miraculeusement et retourna à son emplacement d'origine.

Les résidents de Rylsk la reprirent à plusieurs reprises et la rapportèrent à la ville, mais l'icône revint encore mystérieusement à son emplacement d'origine. Alors, tous comprirent que la Toute Sainte voulait rester à l'endroit de son invention. 

Cette icône est associée à des événements importants de l'histoire de la Russie: la guerre de libération du peuple russe lors de l'invasion de Pologne-Lituanie en 1612 et la guerre de 1812. De cette icône furent faites plusieurs copies, qui sont également célèbres.

Elle est fêtée le 8/21 mars, le 11/24 juin,le 8/21 septembre et le 27 novembre/10 décembre.
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Celle qui est représentée ci-dessus, partit avec les "russes blancs" lors de la révolution athée de 1917, et elle reste jusques à ce jour dans l'Eglise Russe Hors Frontières où elle continue à intercéder pour les fidèles. Elle voyage aussi dans le monde pour répandre la Grâce de Dieu lors de ses déplacements.

Version française Claude Lopez-Ginisty

vendredi 2 décembre 2016

19 novembre/2 décembre: Icône de la Mère de Dieu "Consolation dans la Tristesse et l'Affliction" ["В СКОРБЕХ И ПЕЧАЛЕХ УТЕШЕНИЕ"]



L'icône de la Mère de Dieu" Consolation dans la Tristesse et l'Affliction est un tryptique. Elle était dans le sanctuaire privé du hiéromoine mégaloschème Bissarion, fondateur du skite russe de Saint-André sur la Sainte Montagne de l'Athos.

Le 11 octobre 1845, Père Bissarion remit son icône aux frères du monastère. La glorification de son apparition en Russie, près de Viatka, en 1863, eut lieu l'année où le moine Païssi de l'Athos, vint avec l'icône à la ville de Slobodskoy pour recueillir des dons pour son monastère.

Bientôt cette icône de la Mère de Dieu accomplit un miracle de guérison. Vladimir, fils du prêtre Nicholas Nevolina, âgé de 18 ans, après une désobéissance manifeste, était déjà muet depuis six ans. Lorsqu'il vénéra l'icône du Mont Athos, il y eut un merveilleux signe : à peine avait-il touché l'icône de ses lèvres pour la vénérer, qu'il sentit qu'il lui arrivait quelque chose d'inhabituel. Il ressentit dans sa langue et dans tout le corps, une extraordinaire sensation de chaleur et il se mit à parler librement. 

Cet événement fut confirmé par de nombreux témoins. Une copie exacte de l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu du skite de Saint André de l'Athos fut envoyée en Russie, à Saint-Petersbourg, dans l'église de l'Annonciation.

Sur cette icône, avec la Mère de Dieu Très Pure sont dépeints de nombreux saints : saint Jean-Baptiste, saint Jean l'Evangéliste, saint Antoine le Grand, saint Euthyme, saint Onuphre, saint Sava, saint Spyridon, saint Georges, saint Nicolas et saint Démètre de Thessalonique. L'icône d'origine est actuellement à la cathédrale Saint-Nicolas à Saint-Pétersbourg.

Devant cette icône, on prie pour la guérison de la souffrance des maux de tête, du mutisme, de la paralysie, des infirmités, et pour la guérison des maladies mentales et physiques.

Version française Claude Lopez-Ginisty